A Saint-Just, avec un guide à grandes oreilles

Entre les alignements du moulin et les Demoiselles de Cojoux, le site mégalithique de Saint-Just est une balade incontournable dans le pays de Redon. Plus étonnant encore : s’y balader en compagnie d’un âne, sur son dos ou à ses côtés. Rendez-vous avec Isabelle Vallée, de la ferme des Galopins.

Isabelle guide Gaïa qui est montée par Helias. photo : Cactus

Entre une récolte de foin qu’elle effectue sur sa ferme du Clohier à Saint-Just et un pressage de pommes (avec son atelier « Jus de pomme »), Isabelle fait monter deux de ses ânes dans son camion et direction : le site des Landes de Cojoux ! Elle propose cette activité depuis plusieurs années.

Rendez-vous en fin de journée. Le soleil donne encore. Idéal pour cheminer sur le sentier d’interprétation proposé le long d’une boucle de 6 kilomètres. (1)

Les ânes mis à disposition par Isabelle permettent de partir pour une demi-journée, une journée, voire davantage. Photo : Cactus

Eyäel, 10 ans, et Helias, 4 ans, sont prêts. Le premier est monté sur Hercule et est accompagné par Aurélie sa maman ; le second est sur Gaia et est accompagné par Zoé la fille d’Isabelle. C’est parti pour une heure de balade au milieu des landes boisés. En toute sérénité. « Mes enfants ne montent pas pour la première fois sur des ânes, souligne Aurélie. Ce qui est super je trouve, c’est qu’un lien se crée très vite avec l’âne. C’est un animal intelligent et serein. »

Isabelle n’est pas la dernière à faire l’éloge des ânes. Un animal qu’elle a découvert « par hasard ».

« Une amie avait 10 ânes dont Casimir, un ânon qu'elle ne pouvait pas garder. J'avais des chevaux, elle me l'a proposé. Et puis j'ai acheté Manon, une ânesse. Et c'est ainsi que je me retrouve avec 8 ânes aujourd'hui ! »

Isabelle
Petite pause gourmande pour Gaïa. Photo : Cactus

« J’étais profondément cavalière : je montais en compétition, j’avais le diplôme d’accompagnateur de tourisme équestre. Mais, je suis passé du cheval à l’âne ! J’ai appris à découvrir cet animal qui est très loin des clichés : il n’est pas têtu, il est généreux, très proche des gens, serviable… Et puis, je me suis rendu compte que je pouvais laisser partir des gens avec un âne et sans moi. Ce qui n’est pas possible avec un cheval. »

A marche tranquille, nous avançons. Le rythme est donné par les petites pauses gourmandes que décident Hercule et Gaia ; ils adorent manger les têtes des ajoncs, très présents sur le site. Ces petits arrêts permettent de découvrir la variété de mégalithes (menhirs, dolmens, tertres) et leurs noms évocateurs : Les Demoiselles, le Tribunal, le Four Sarrasin. A mi-chemin de cette petite boucle, pause sur un promontoire rocheux d’où l’on découvre un panorama sur le bois, l’étang et le château du Val.

Une balade das un cadre exceptionnel. Photo : Cactus

Publicité

Tout est calme et… serein en effet ! « On n’a pas la notion de stress comme avec un cheval avec lequel on est toujours obligé d’anticiper, explique Isabelle. On a le temps de créer une complicité avec l’âne. Et on peut lui demander énormément. »

Par exemple, pour son activité agricole : aider à sarcler les pommes de terre. Equipé d’un collier, l’âne tire une herse qui fend la terre. « Il faut être deux, un devant pour le guider et un pour tenir l’outil, mais c’est un gain de temps incroyable », explique Isabelle.

Eyaël au milieu de Gaïa (à gauche) et d'Hercule. Photo : Cactus

Ou, pour rester dans le registre de la marche, partir pour une journée à se balader ou en bivouac de plusieurs semaines, le matériel posé sur le dos de l’âne, à la découverte des nombreux sentiers du pays de Redon et d’ailleurs !

Contacts

La ferme des galopins – 06 26 23 95 31 – isabelle-valle@orange.fr

(1) 3 autres circuits sont proposés sur Saint-Just (Détail sur le site de l’Office de tourisme) et le GR 39 passe par les landes.

Cet article vous a plu ? Partagez-le ! 

A retrouver dans le numéro de juillet-août 2022

Partagez cet article :