Reportage vidéo : une accessibilité « compliquée »

Avec des membres du Collectif Handipilotes (1), Cactus a fait le tour du centre de Redon pour montrer les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap pour se déplacer. 8 points qui pourraient être bien plus nombreux tant l’espace public n’est pas adapté à leurs contraintes : trottoirs trop irréguliers et dangereux, dénivelés trop importants, poubelles et voitures bloquant le passage, absence de « bateaux » (descente de trottoirs) qui provoquent chutes et détours importants, signalisation et surface inadaptées…

Plusieurs fois sollicitée pour apporter des réponses sur les points présentés, la Ville de Redon n’a pas souhaité répondre.

Par la voix de sa conseillère municipale déléguée au handicap, Rola Abi Fadel, la mairie dit « être bien consciente de la problématique » mais entend aborder le sujet du handicap globalement. A ce sujet, « une feuille de route pour une meilleure prise en compte du handicap dans l’action municipale » doit être présentée au conseil municipal du 24 juin 2021.

Redon agglomération, également sollicitée, n’a pas répondu à nos demandes.

Le collectif Handipilotes, membre de la commission Accessibilité de la ville, regroupe plusieurs associations actives sur le sujet : La Fédé, Handi’mobile (basée à Rieux), les APEA (Appartements de Préparation et d’Entrainement à l’Autonomie, situés 48 rue Thiers à Redon) affiliés à l’APF (association des paralysés de France), l’association Un fauteuil pour l’étang (basée à Fégréac) et l’OFIS (office intercommunal des sports).

Parmi les témoignages entendus le jour du reportage, on note plusieurs cas de chutes. Il y a entre autres celle qu’a connu Léa Guillonnet, résidente aux APEA, et qui le raconte dans la vidéo.

Selon Julie Thoris, animatrice sociale aux APEA, les exemples sont nombreux.

Au-delà de ces chutes, ce reportage montre que ces nombreux obstacles à la circulation des personnes en situation de handicap nuisent grandement à leur autonomie. Anna montre ainsi par l’exemple -à la fin du reportage- combien aller à la Redonnerie (recyclerie de Redon) pour participer en tant que bénévole au fonctionnement de l’association est un vrai parcours du combattant.

Même constat pour Léa qui aime se rendre au Centre social à Redon pour y prendre part aux activités. Faut-il encore pouvoir s’y rendre en toute sécurité. Ce qui n’est pas le cas : voirie dangereuse, avec des racines qui risquent de faire chuter cette jeune femme déficiente visuelle.

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