Tensions sur l’immobilier 2 : La famille de Caroline vit à 4 dans une pièce

A quatre dans une seule pièce, les couchages se font face.

Arrivée à Rieux il y a deux ans, Caroline vit désormais avec ses deux filles et son compagnon dans une petite maison composée d’une seule pièce. Il y a urgence à trouver un logement plus adapté, mais la raréfaction des logements à louer rend impossible le déménagement pour le moment. Elle raconte.

Il y a six mois, la fille aînée de Caroline (1) a rejoint la petite famille dans cette maison de la campagne de Rieux. Caroline, sa jeune fille et son compagnon étaient déjà à l’étroit dans la maison qui ne compte qu’une seule pièce. Depuis, la cohabitation est devenue encore plus délicate.

« Le soir, ma fille aînée tire un matelas rangé comme dans un tiroir sous le lit de sa soeur, et puis elles comme nous, on tire nos rideaux pour avoir notre petit espace de nuit… » raconte Caroline.

Le logement de la famille de Caroline est trop petit et très humide.

Les conditions de logement sont « fatigantes » pour Caroline. Mais, depuis qu’elle s’est mise à rechercher activement un autre lieu de vie, elle déchante.

« Pour ma part, je suis aide-soignante, un secteur d’activité où il y a du travail, mais j’ai trouvé seulement en remplacement pour l’instant. J’ai donc un petit salaire.

« Mon compagnon, lui, est actuellement en formation en maraîchage. il touche donc des indemnités chômage » explique Caroline.

"Toutes ces maisons abandonnées... !"

Résultat, selon Caroline, « vu le nombre de demandes de location, on n’a sans doute pas un dossier assez solide »

Cela n’empêche pas le couple de rechercher activement. « On a déposé des dossiers dans plusieurs agences immobilières. On a répondu à des offres de particuliers. On a même rencontré une élue de la commune. Mais, pour le moment, rien a abouti. »

« Les agences disent elles-mêmes qu’il n’y a pas assez d’offres depuis un an pour pouvoir satisfaire à la demande. Nous, on observe qu’il existe beaucoup de maisons inoccupées, certaines abandonnées… » 

Des critères de recherche souples

Le couple a des preuves qu’il paie bien son loyer. Caroline insiste sur le fait que l’aide au logement APL peut être versée directement au propriétaire. Mais, cela ne suffit pas… ou plus.

Leurs critères de recherche se sont assouplis. Un terrain assez grand autour de la future maison pour permettre à Benjamin de débuter son activité de maraîcher ? De l’histoire ancienne aujourd’hui ! « Vu l’urgence, on sauterait sur la moindre occasion !  » , précise Caroline.

Le couple s’est même résigné à déposer une demande de logement social. Elle a été validée début mai.

(1) Prénom d’emprunt.

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