Des habitants jouent les guides

Karine, Auguste et Jean-Yves vivent dans le village de Gannedel à La Chapelle-de-Brain. Pour partager leur intérêt pour la vie de ce village qui jouxte les marais du même nom, ils proposent de guider tous ceux qui le veulent au cours d’une balade forcément sensible.

C’est Karine qui a joué les guides pour Cactus ! Karine est native de Gannedel et y vit toujours. C’est dire si elle connaît bien l’histoire du village et son évolution.

3 informations à retenir !

Des vaches partout !

Photo : Jacques Quinton

Jusque dans les années 70, il y avait encore 12 fermes à Gannedel. Chacune d’entre elles ayant entre 6 et 40 vaches, imaginez le trafic sur les chemins. Deux fois par jour, ça bouchonnait car on les amenait le matin au pré et on les rentrait en fin de journée (pour les traire). « Forcément, la vie du village était bien différente d’aujourd’hui, la journée était rythmée par ces allers et venues. Avant l’installation de clôtures électriques dans les champs, on devait même rester avec elles sur place, pour les surveiller… Gamine, je me souviens que parfois, prise par le jeu avec d’autres enfants -fallait bien s’occuper !-, on ne savait plus bien où étaient nos bêtes… », raconte Karine.

Photo : Cactus

Une drôle de pierre blanche

Karine fait remarquer qu’au bout des maisons qui étaient à chaque extrémité des longères (on dit « rangées » dans le coin) qui pouvaient faire plusieurs centaines de mètres, on trouve toujours une grosse pierre blanche qui dépasse du mur.

Cette pierre, appelée un « bellion » (certains font remonter ce nom au dieu gaulois Belenos), empêchaient les vaches de se frotter aux coins des murs des maisons.

Les maisons étant construites localement avec des pierres de schiste, que l’on trouvait au village de Tru à proximité, et les joints entre les pierres étant réalisés en terre, les murs pouvaient être à force endommagés par le passage trop serré des ruminants…

Exemple de construction aujourd’hui inhabitée. Photo : Cactus.

Une forêt de saules

Port Brio… des saules quasiment nulle part.
Forêt vierge… des saules partout.

Tous les habitants de Gannedel étaient agriculteurs, chasseurs et pêcheurs. Le marais faisait partie de leur quotidien. Lorsque le grand-père de Karine (que l’on voit au premier plan sur la barque de la photo ci-dessus) descendait au « port » comme on disait alors, voilà le marais qu’il voyait : de l’eau partout et des arbres entretenus. On pêchait alors l’anguille et la carpe. D’autres zones du marais étaient propices à la chasse (au canard notamment). Sur certains prés, on amenait les bêtes au pâturage.

Depuis la mise en service du barrage d’Arzal en 1970, dont le rôle est principalement de réguler le débit de la Vilaine, le marais a profondément changé. Les saules (photo ci-dessus), les nénuphars et les roseaux (comme sur la photo ci-contre avec le voisin Alphonse) y évoluent à leur aise, même si certaines surfaces sont toujours exploitées pour le foin.

Le marais est devenu une zone exclusivement naturelle et ses abords sont fréquentés pour la marche, les sportifs, les promeneurs du dimanche, et, espère Karine, pour mener de plus en plus d’actions d’éducation à l’environnement.

Une des maisons rachetées par le Département d’Ille-et-Vilaine,
dont la toiture a été aménagée pour servir de refuge aux chauves-souris.

Pour ceux qui resteraient sur leur faim, contactez l’association Les rives de Gannedel (créée par les trois voisins) pour vous inscrire à une des balades proposées ou en programmer une (sur demande à partir de 3 personnes et gratuite) !

Facebook / LES RIVES 35660 – lesrives.35660@gmail.com – 06 12 62 22 37

Un sentier pour découvrir les marais !

Un sentier de découverte permet de découvrir le site. Temps de parcours moyen : 2h30 pour parcourir les 6 km (une boucle balisée fait le tour du marais). Il s’agit d’une zone humide, il est conseillé de prévoir des chaussures adaptées. Plusieurs observatoires ont été aménagés pour observer la faune sans la perturber.

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