Il y a de la vie au Jardin 100 soucis ! Depuis le lancement de l’initiative il y a deux ans et demi, pas une semaine sans qu’il y soit organisé un chantier participatif, l’accueil des jeunes élèves de l’école de Conquereuil,
le marché de producteurs locaux, ou encore une formation sur le potager.
Ce matin de début février, ils sont 5 à être présents. ça pique niveau température, mais, il y a tant à faire ! D’abord, il faut préciser que le Jardin 100 Soucis est une association. Donc, il faut la faire fonctionner. C’est collégial… et efficace ! Les sujets ne manquent pas autour de la pause café : les animations de l’opération « Tous au compost » accueillies encore cette année le 1er avril (1) ; la prochaine embauche d’un saisonnier à partir du 1er avril ; la fête du Jardin du 1er Mai…
Le Jardin 100 Soucis, c’est aussi un lieu de production maraîchère. « Il existe un vrai partenariat avec la mairie de Conquereuil qui loue à l’association cet ancien terrain de foot, que nous avons aménagé notamment pour y installer trois serres de 800 m² en tout, explique Mathilde Babin, à l’initiative de l’activité. Et comme la mairie a repris en régie directe la production des repas à la cantine scolaire en embauchant un cuisinier, nous leur vendons une partie de notre production ! » (2)
Le reste de la production de légumes du Jardin 100 Soucis est vendu tous les samedis matins (de 10h à 12h). Et le 1er samedi du mois, le marché est ouvert à d’autres producteurs locaux comme par exemple la brasserie Yggdrasil de Conquereuil, le miel de Insectes en quête (Guémené), le pain du Fournil de Fanny (Pierric) ou encore le camembert de la ferme de Lancé (Plessé). Enfin, les légumes des 100 Soucis sont également vendus dans plusieurs épiceries locales (Vival de Conquereuil, Les Béguinages à Guémené) ou au Poséodon, la guinguette de Conquereuil ouverte de mai à septembre.
Un modèle collectif et économique !
Toute cette dynamique, autour de Mathilde, qui est salariée de l’association après avoir été encadrante en chantier d’insertion sur une activité de maraîchage, et des bénévoles, serait la garantie d’une activité pérenne. Ou en voie de l’être. « L’association a pu bénéficier d’un emploi aidé pendant deux ans, précise Mathilde. Aujourd’hui, on voit la viabilité économique du projet. »
« J’ai participé à une autre expérience de jardin collectif, mais ici, avec Mathilde, c’est plus fonctionnel, plus concret », explique Claude, un des bénévoles. Et Mathilde d’ajouter : « Sur ce type d’initiative collective, il y a souvent de l’essoufflement. Avoir une personne qui est comme une permanente permet une pérennisation ».
Au-delà de l’aspect production -qui est la porte d’entrée vers tout le reste, la création de liens entre habitants, associations, structures (comme l’Ehpad venu visiter le jardin), est essentielle. Le mardi matin, c’est jardin ! Marie-Claire, bénévole qui fait partie du bureau de l’association, n’y dérogerait pour rien au monde : « J’adhère trop à la philosophie du jardin : créer des liens à partir de concret ! »
Aller + loin
• Fête du jardin le 1er mai. Exposants professionnels et amateurs, repas (légumes du jardin… mais pas que !), buvette, spectacles, vente de plants… Voir agenda page 30.
• Formations de 3 heures organisées les 17/5 (Préparer et organiser son potager), 14/6 (Gérer son quotidien dans le potager) et 20/9 (Observer et anticiper). Sur inscription : jardin100soucis@ecomail.bzh. 30€ la session, 80€ les 3.
• Cactus vous invite à aller découvrir les «feuilles» informatives de Brigitte, une bénévole, sur la page Facebook/Jardin Cent Soucis. Infos, astuces, recettes.
(1)+ d’infos sur « Tous au compost » et le compostage en général en page 12 du Guide de l’habitat
(2)En plus des 70 repas préparés sur place, la cantine prépare aussi les repas pour celle de Pierric.
Crédits photos : Jardin 100 soucis.
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A retrouver en version papier dans le numéro de mars-avril 2025