Au départ du festival « Rock en chênes », d’irréductibles amateurs de rock avec une folle envie de festoyer à Cournon. Et, d’année en année, ils sont rejoints par des habitants -pas forcément rockeurs- séduits par l’esprit de proximité et de convivialité. Prochain rendez-vous les 28 février et 11 juillet.
« On a créé l’association Riff R’Aff en septembre 2019 avec de grosses ambitions… On a eu le nez ! », s’esclaffe, ironique, Yannick Diguet, président. Très loin d’avoir des centaines de festivaliers debout et dansant, la petite équipe doit alors composer avec les mesures sanitaires liées au Covid. Une première édition pas vraiment conforme aux plans de départ donc, avec des petits concerts assis organisés à Cournon et Glénac l’été 2020, mais l’aventure est quand même lancée !
L'équivalent des 2/3 de Cournon !
Le 11 juillet prochain, ça sera la 6ème édition de ce « petit » festival. Le qualificatif de « petit » étant ici revendiqué.
Explication de Yannick : « on voyait des festivals grossir et grossir encore. Mais, nous, on avait envie de simplicité, de moments hyper conviviaux épargnés par des mesures de sécurité omniprésentes avec des barrières très visibles… »
« Rock en chênes » est un « petit » festival et le restera. Foi de Nournonnais (nom donné aux habitants) !
Après, avec une affluence en moyenne de 500 festivaliers par édition, soit… les deux tiers de la population communale, on est déjà bien ! Le pari d’organiser un événement culturel en milieu rural et dans une petite commune est donc tenu. Par la suite, le hasard des rencontres a apporté son lot de surprises.
La première des surprises fut sans doute d’attirer d’autres habitants dans l’aventure. Au tout départ, l’idée est lancée par une bande de potes autour de Yannick. Des amis réunis autour de leur passion pour la musique. Certains d’entre eux sont techniciens dans le milieu, d’autres musiciens. Tous en tout cas ont pas mal écumé les festivals de la région. Et puis, l’événement fait venir naturellement certaines personnes parce que « c’est là », dans leur commune ou à proximité de leur domicile.
Le cercle s’élargit. « On a même dans l’équipe en charge de la programmation un « post-Covid », Matthieu, qui a une très grande expérience dans la musique et qui fait partie de ceux qui ont voulu quitter la ville pour être plus proche de la nature », raconte Yannick.
Des moutons comme voisins
L’accueil de la mairie est aussi pour beaucoup dans la tournure positive que l’initiative a prise. Là encore, ce fut simple : « dès le départ, je suis allé voir le maire qui nous a tout de suite montré le site derrière l’école où sont organisées des fêtes. Quoi rêver de mieux ? Des moutons à côté, une zone humide au fond… et puis des chênes bien sûr ! »
L’aide des Services techniques municipaux est la bienvenue. L’école sert pour les loges des groupes. Sans oublier les 60 bénévoles qui se mobilisent au moment du festival.
Tous les voyants sont au vert pour que l’opération fonctionne. Même si, précise Yannick, « en apparence, ça peut paraître cool mais ça fonctionne parce que tout est carré. On sait ce qu’il y a à faire ».
Fort de l’expérience engrangée, le collectif multiplie les actions en dehors du festival l’été : il a déjà organisé 9 apéros-concerts dans La Gacilly, a proposé d’organiser la fête de la musique de Cournon (en partenariat avec l’autre festival de Cournon, Le Bouchonnois, un rendez-vous de musique électro) et met la dernière touche en ce moment à son 3ème tremplin qui débouchera sur une finale le 28 février avec les 4 groupes sélectionnés parmi plus de 50 candidats. Date butoir pour candidater : 17 janvier.
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A retrouver en version papier dans le numéro de janvier-février 2026