Charles Seller, un jeune photographe sorti des brumes

"Au lever du jour" ©Charles Seller

Charles Seller est un photographe de 21 ans d’origine anglaise récemment installé dans le pays de Redon. Diplômé d’une licence à l’école d’architecture de Rennes, il a fait de sa passion pour la photographie son métier. Avec un fort penchant pour les paysages et le brouillard.

Au lever du jour. En photographie, il faut des fois changer de perspective pour renouveler son regard. J’ai décidé de sortir la tête du brouillard avec la nouvelle vue aérienne de mon drone. J’ai redécouvert un paysage qui m’est familier. J’ai pu voir pour la première fois l’Oust et son tracé qui parcourt les marais. J'ai vu le nuage de brouillard qui enveloppait les champs et la carrière d'Aucfer au loin. Cette photographie montre ma petite part du Pays de Redon dans laquelle j’ai grandi et développé ma pratique photographique.

Charles Seller
"Couverture d'été" ©Charles Seller

Couverture d’Eté est une photographie que j'apprécie tout particulièrement. Je l’ai pris en été 2019 très tôt un matin d'août. C’est une image que je voulais saisir depuis longtemps. Les jours d'avant, j’ai surveillé de près la météo, puis je suis tombé sur un matin qui me semblait être parfait. La chance d'avoir du brouillard était prometteuse, j’ai alors mis mon réveil tôt avant le lever du soleil. Je suis arrivé au crépuscule au belvédère au-dessus de la carrière d’Aucfer. De là, j’avais une vue sur la ville de Redon, elle était endormie recouvert d’un duvet de brume. C'était une scène qui me rappelait les matins quand j'allais au lycée et je voyais les marais recouverts de brouillard et le clocher de Redon qui se distinguait par sa verticalité dans le paysage matinale.

Charles Seller

Pourquoi le pays de Redon a-t-il tant de grâce à tes yeux ?

Je suis tombé amoureux des paysages bretons. Que ce soit la mer ou aussi bien sa nature, ses paysages brumeux. Je me suis vraiment penché sur le pays de Redon depuis la crise du Covid, avec les multiples restrictions et confinements. Ça m’a permis davantage de découvrir des endroits formidables comme Fégréac, l’Ile aux Pies, les marais de St-Jean la-Poterie. Sans oublier bien sûr Redon, qui, si on se lève tôt le matin, est couverte de magnifiques brouillards…

Quel est l’intérêt pour un photographe d’étudier l’architecture ? En quoi cela a un impact sur ton travail ?

Il se trouve que j’ai fait l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne (ENSAB). Si j’ai appris par moi-même à photographier depuis mes 11 ans, les études m’ont permis de m’ouvrir au monde de l’art. Mes espaces de réflexions et de créations se sont mis à s’élargir. J’ai pu en parallèle gagner en expérience dans la photo car je savais désormais comment pousser le curseur plus loin.

L'intérêt de la contrainte

Qu’est-ce que tu cherches à faire ?

Ce qui m’intéresse dans une photo, c’est sa capacité à raconter une histoire, à faire ressentir une ambiance singulière. C’est primordial de donner un sens à travers la composition des différents plans et éléments. Dans le même esprit, je fais des photos en argentique car le nombre plus limité de prises crée une contrainte qui est plutôt source de création.

"La disparition d'un pêcheur. Ce matin-là, à Fégréac, quand le brouillard enveloppait les bords de la Vilaine, un pêcheur sur sa petite barque a traversé la scène." ©Charles Seller
"Arbres matinaux. Avec mon drone, je me suis approché d'un groupe d'arbres isolés dans ce paysage brumeux et entourés par des lueurs matinales. Dans les grandes vues de paysages, il se cache souvent des petites scènes plus discrètes." ©Charles Seller

                                       Article rédigé par Thomas Lebreton

(en stage Journalisme à Cactus)

Pour découvrir davantage le travail de Charles :

Cet article vous a-t-il intéressé ? Si oui, partagez-le.

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email