Une bande d’amis en vélo à travers la Bretagne

Périple entre amis Bretagne
Photo de Tanguy Cheret

Récit de Léna, partie avec des amis traverser la Bretagne à vélo.

Depuis quelques années, j’ai l’habitude de retrouver des amis dans un petit camping de Fégréac. L’année dernière, un nouvel objectif s’est ajouté à notre programme : rejoindre un pote dans un camping sur la côte Nord de la Bretagne, à Landrellec. Et cela en vélo, autrement dit plus de 200 kilomètres. Simon, l’un d’entre nous, souhaitait éviter le côté “morne” de la voiture. La moitié du trajet suivant le Canal de Nantes à Brest, et la météo étant irréprochable, toutes les bonnes conditions étaient réunies.

JOUR 1

Nous étions cinq à nous lancer dans cette aventure. On prévoyait de faire le voyage en 2-3 jours, nous n’étions donc pas super chargés, mais tout de même assez pour utiliser une petite carriole. On était quatre à partir de Fégréac (Simon, Tanguy, Chloé et moi), pas vraiment de bon matin, mais bien motivés, puis notre cinquième compagnon (Louis) nous a rejoint une dizaine de kilomètres plus loin.

On s’élance sur la route d’un bon rythme, malgré quelques petits problèmes techniques qui nous forcent à nous arrêter de temps à autre. Il fait beau, il fait un peu chaud, on est au bord de l’eau et on voit de la verdure. Les beaux paysages s’enchaînent.

Que ce soit le Belvédère de la Carrière, le château de Rieux et tout le panel que peut nous offrir le canal qui emprunte le lit de l’Oust.

Bord de Vilaine. Photo : cactus-Pays de Redon

On arrive à Malestroit. On s’octroie une petite pause dans l’herbe à manger des galettes.

Dans l’après-midi, on reprend la route, mais on a un nouveau problème de carriole. Deux d’entre nous s’affairent à réparer la remorque. Arrivés à Josselin, on se repose dans l’herbe, face au château. L’épuisement commence à se faire sentir. Après une petite pause et nos gourdes de nouveau pleines, on entame la dernière étape de la journée.

Ambiance spéciale : le soleil décline, on est seuls sur le halage. C’est assez apaisant et carrément plaisant.

On installe la tente et le hamac à côté d’une écluse. On se restaure d’une bonne semoule sur une table au soleil couchant. Nous sommes juste à côté de l’abbaye de Timadeuc et on décide d’aller explorer un peu les environs. Mais bon, on vient de se taper environ 90 kilomètres et même si c’était assez plat comme parcours on tarde pas trop à s’endormir.

L'abbaye de Timadeuc à Bréhan. Crédit photo Loïc LLH (Loïc Lehuen). Creative Commons

Le long de la Vélodyssée

JOUR 2

Après un réveil sous le soleil et un petit-déjeuner revigorant, on reprend le vélo pour finir notre partie du parcours sur le halage.
Cinq ou dix kilomètres après notre départ, on fait une petite pause à Rohan, histoire de faire le plein de victuailles.
On quitte enfin le canal pour de petites routes de campagne, on se fait d’ailleurs arrêter par une traversée de vaches à un moment.
Par la suite, on emprunte des voies vertes.

24 kilomètres entre Josselin et Rohan par la voie verte qui emprunte la Vélodyssée, circuit reliant en France Irun (frontière Espagnole côté pays Basque) et Roscoff dans le Finistère

Il fait chaud et on se sépare encore en deux groupes, devant : ceux allant vite et ayant pour mission d’installer le pique-nique (Simon et Tanguy), puis derrière ceux avançant plus tranquillement (Chloé, Louis et moi). Je fais donc partie du dernier groupe et l’avancée est de plus en plus compliquée. Chloé a mal aux jambes et est presque à bout de force. On arrive finalement à côté d’un étang près de Guerlédan où le reste de la compagnie nous attend.

périple vélo bretagne
Simon, Tanguy et Louis

17h : nous reprenons la route pour arriver à Landrellec le plus tôt possible le lendemain. Le chemin devient vallonné et l’avancée est plus compliquée. A chaque fin de montée, on s’attend, on reprend des forces grâce aux raisins, on dévale des pentes, on traverse des petits villages.

Au bout d’un moment, plus personne n’a de batterie sur son téléphone. On continue notre chemin sans Google maps. En plus, on n’a plus beaucoup d’eau. Il est vers les 20-21 heures lorsqu’on passe dans un petit village où on salue des gens qui nous proposent de pique-niquer tout en remplissant nos bouteilles et en rechargeant nos portables.

La nuit se passera à la belle étoile sur un champ à l’herbe bien grasse. La nuit fut paisible malgré quelques gouttes.

JOUR 3

On reprend la route de bonne heure dans le brouillard. L’ambiance est vraiment spéciale : le brouillard, les éoliennes que l’on peut apercevoir dans la brume, les champs et surtout personne autour.
On finit par traverser Lannion, ce qui fut assez éprouvant.
Sur la route, dans certaines montées, on croise des motards et des conducteurs qui nous témoignent leur soutien et ça augmente notre motivation.

On arrive enfin au camping, assez excités !

Quelques jours plus tard, à l’heure de faire le chemin inverse, seuls Tanguy et Simon ont le courage de reprendre le vélo. Ils arrivent même à le faire en moins de temps.

                                       Témoignage recueilli par Thomas Lebreton

(en stage Journalisme à Cactus)

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