Festival La Gacilly : la Scandinavie à l’honneur

© Jean-Michel Niron, Festival Photo La Gacilly 2020

Le traditionnel festival photo de La Gacilly vient de dévoiler le thème de sa 18e édition qui aura lieu cet été. Les dates d’ouverture du festival seront communiquées au printemps. Mais, on connaît déjà la programmation avec 21 photographes qui viennent en majorité de Scandinavie mais aussi de France et d’Europe.

Nommée Plein Nord, cette édition tournera autour des trois grands thèmes suivants : la Scandinavie, la biodiversité et le développement durable, et la profession de photographe.

L’exposition photos créée en 2004 accueille tous les ans autour de 300 000 festivaliers et présente cette année 21 photographes venus de Finlande, Suède ou encore d’Islande.

© Tiina Itkonen

Plein Nord permettra de mettre en lumière des artistes Scandinaves comme Sune Jonsson, originaire d’un village bien éloigné des grandes villes, village qu’il immortalise à travers des clichés qui documentent la pauvreté de ce monde rural.

«Comme une vision dépouillée d’un habitat coloré»
Tiina Itkonen
Photographe Finlandaise

Parmi les photographes, on trouve encore Pentti Sammallahti, maître contemporain du noir et blanc, qui nous emporte avec mélancolie dans le silence salvateur des grandes étendues comme pour témoigner de l’extrême fragilité de notre espace naturel.

Tiina Itkonen, photographe Finlandaise, parcourt depuis 1995 les côtes gelées du Groenland. Elle nous propose pour cette nouvelle édition des paysages polaires grandioses, « comme une vision dépouillée d’un habitat coloré, d’une terre prise entre ciel et glace », précise le dossier de presse.

Tout est question d'illusion

L’Islandais Ragnar Axelsson, amoureux de ces étendues groenlandaises, nous fait ressentir avec une esthétique en noir et blanc l’atmosphère unique d’un monde en voie de disparition, celui de ces peuples en perpétuel déplacement sur la calotte glaciaire, avec leurs chiens de traîneaux comme compagnons.

Originaire d’Olso, Tine Poppe s’ingénie dans d’étonnantes variations végétales, en magnifiant les fleurs sauvages, l’herbe fraîche ou les massifs forestiers.

© Ragnar Axelsson

L’artiste Finlandaise, Sanna Kannisto, se rend depuis vingt ans dans les stations ornithologiques du monde entier et fait poser en studio toutes les espèces d’oiseaux dans le même cadre.

L’avant-gardiste Suédois de la postproduction, Erik Johansson, particulièrement habile des outils numériques crée des illusions d’optique. Un résultat surréaliste. (Voir ci-dessous)

© Erik Johansson

Jonas Bendiksen, membre de l’agence Magnum, nous emmène depuis les glaciers du plateau tibétain jusqu’aux plaines asiatiques pour montrer toutes les conséquences dramatiques du réchauffement climatique et de la montée des eaux sur les populations.

Le Français Olivier Morin, amoureux de ces terres scandinaves, nous offre des clichés des sports les plus extrêmes dans le froid et le givre.

La biodiversité et le développement durable

Le travail de Mathias Depardon nous fera suivre le cours du fleuve Tigre et sa lente agonie, depuis la Turquie jusqu’aux confins de l’Irak. Le photojournaliste travaille depuis plusieurs années sur ce road-movie documentaire et environnemental. La construction d’immenses barrages en amont, conjuguée aux guerres intestines et aux sécheresses endémiques, ont asséché peu à peu les anciens marais de Mésopotamie.

© Mathias Depardon

Pascal Maitre nous emmène au Mexique assister à l’incroyable odyssée des papillons monarques qui, par millions, viennent hiberner dans les forêts du Michoacán.

Avec Catalina Martin-Chico, déjà présente il y a deux ans à La Gacilly, nous voyagerons chez les indiens Kichwa, soucieux de conserver leur espace forestier qui fournit l’essentiel de leurs ressources.

Et l’artiste Ulla Lohmann illustre avec son travail le quotidien de la communauté de Sakalava, à Madagascar, où les lémuriens, menacés d’extinction, sont considérés comme des êtres sacrés et la déforestation sévèrement réprimée.

Le soutien à la création photographique

© Imane Djamil. La Marocaine Imane Djamil a été une des trois lauréates du prix Nouvelles écritures de la photographie environnementale, pour son travail en polyptyques sur la ville ensablée de Tarfaya (à l'entrée du Sahara occidental, territoire occupé par le Maroc)

Florence Joubert, elle, est partie cet hiver, au cœur de la crise sanitaire, à la rencontre de femmes et d’hommes du département du Morbihan qui ont choisi d’anticiper nos besoins futurs en cette période de rupture : innover est le moteur de leur inspiration.

Ils nous apportent des voies nouvelles en privilégiant les circuits-courts, en faisant confiance au collectif, en prenant soin de notre terre, soucieux d’une société durable.

                                       Article rédigé par Lola Bourdier (en stage de 3ème à Cactus) et Olivier Quarante

Affiche de la 18e édition réalisée par Michel Bouvet

Pour aller + loin

Partager sur facebook
Facebook

Cet article vous a-t-il intéressé ? Si oui, partagez-le.

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email