La crème de citron d’Antoine (crêperie L’Akène)

Confinement oblige, on n’a jamais été aussi nombreux à cuisiner, à tenter de se faire de petits plaisirs ! Antoine Dereuder, patron de la crêperie L’Akène à Redon, partage avec nous sa recette de crème de citron dont il aime agrémenter ses desserts. La recette est simple… si vous suivez ses petits conseils 😉 A vous de jouer.

Ingrédients à utiliser :

3 citrons  – 3 œufs  – 120 g de sucre poudre  – 100 g de beurre salé  – une pincée de sel.

Côté matériel : rien de très original… sauf une petite attention à porter au choix de la casserole (elle doit avoir au moins un fond épais).

On en profite pour re-partager une recette sympa et simple que nous avait proposée Marie-Annick : les galettes de blé noir (de Pipriac !)

Retrouvez l’article publié dans le Numéro 9 de Cactus (septembre 2016) :

Les secrets de la galette de Pipriac

Confectionner une galette est une chose plus sérieuse qu’il n’y paraît et requiert toute votre attention. Eteignez radio, téléviseur et smartphones… respirez un grand coup, voilà vous y êtes : bienvenue dans l’univers de la galette de Piperia.

Devenez un vrai professionnel de la galette de Pipriac en moins de 5 minutes grâce aux conseils avisés de Marie-Annick, crêpière pendant 28 ans à Renac et membre de la confrérie Piperia la galette.

Notre coach galette du jour n’est pas n’importe qui : Marie-Annick. Pas de meilleure ambassadrice de la galette, un des fondements de la culture gallèse. Hier à Objat (en Corrèze), avant-hier à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) avec les autres membres de la Confrérie Piperia la galette, Marie-Annick manie la galettière comme pas grand monde. 28 ans à la tête de la crêperie qu’elle a créée à Renac, elle tire surtout le goût de la galette bien faite de son enfance, quand, sur les conseils expérimentés de sa grand-mère, elle tournait à même le foyer de la cheminée.

Allez zou, au travail !

1- Ce qui est bien avec les galettes, c’est que ça ne coûte pas cher à fabriquer. C’est bien pour cette raison qu’avant, la galette était un aliment de base par ici. On y mettait surtout de la « cochonnaille », de la sardine même sur Pipriac.

Mettre 500 g de farine de blé noir (de quoi fabriquer une douzaine de galettes) dans un saladier. «La recette officielle de la confrérie, c’est 100 % blé noir !» Ajouter 1 cuillère à soupe de gros sel de Guérande (15 g pour 500 g) et 1 oeuf.

Avec une cuillère (en bois de préférence que l’on appelle une main de beurre !), on creuse un puits, on verse par petite quantité de l’eau (en tout, 1 à 1,2 litre d’eau) et on mélange, plutôt avec le bout de la cuillère et toujours en soulevant, pour obtenir un « pâton », une pâte bien épaisse.

Crédit photo : Lucie Mahé

2- On bat vigoureusement cette fois-ci le pâton, en le soulevant. Il faut l’aérer. Signe que la pâte est bien : de petites bulles se forment à la surface. Mettre au repos pendant 2 heures minimum (toute une nuit, c’est bien aussi). Idéal : la laisser au frigo.

3- Après le repos, on ajoute encore de l’eau pour liquéfier la pâte jusqu’à ce qu’elle colle au dos de la cuillère tout en s’égouttant un peu.

4- Matériel prêt pour la confection de la galette : de l’huile (pour graisser sa plaque), un rouable pour étaler Pas de pression sur la première : « généralement, elle est pour le chien ! » Laisser monter la galettière à 250°C.

5- Etaler le contenu de la louche (celle de Marie-Annick contient 12,5 cl) sur le haut de la plaque avec le « rouable ». Le coup de main demande une certaine dextérité… et rapidité. Marie-Annick tourne de droite à gauche.

(La confrérie organise des ateliers d’initiation plusieurs fois par an : piperia.lagalette@free.fr)

Crédit photo : Lucie Mahé

6- Retourner la galette quand les bords se relèvent un peu et la retourner à nouveau sans trop tarder pour qu’une fois pliée, elle laisse visible la partie la plus cuite (et la plus dorée). Pour une galette avec garniture, pas nécessaire de retourner avant de poser les ingrédients.

Crédit photo : Lucie Mahé

7- Une petite (ou grosse) noix de beurre, plus qu’à plier, avec l’aide de la spatule, et à manger !

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