« On est des Jedi ! »

Tu es un fan de Star Wars, du Seigneur des anneaux ou de Zorro… et tu rêverais de revêtir la tenue de tes héros avec un sabre ou une épée en main ? L’escrime artistique est pour toi ! Entre théâtre et sport… entre fiction et réalité. Rencontre avec deux Jedi.

Cactus. Ninnog, comment as-tu découvert l’escrime artistique ?

Ninnog. J’ai commencé l’épée olympique (ou sportive) il y a un an. Et peu de temps après, je me suis inscrite à un stage d’escrime artistique proposé par le Cercle d’escrime du Pays de Redon. J’ai eu un vrai coup de cœur !

Pourquoi ?

J’ai toujours aimé les films d’action : Star Wars, le Seigneur des anneaux, Zorro, les sagas fantastiques, les films historiques… Et puis, il y a deux ans, j’ai participé à un camp médiéval d’une semaine au Puy-en-Velay. Les costumes, entrer dans la peau d’un personnage, j’ai aimé.

Quand j’étais lycéenne, j’ai fait du théâtre au sein de la troupe de la Fédé à Redon. Après mon Bac, je me suis inscrite dans une école de cinéma à Paris pour devenir comédienne. Je cherchais à avoir une spécialité pour me démarquer… Avec l’escrime artistique, je crois que j’ai trouvé !

Et toi, Robin ?

J’ai pratiqué pendant 7 ans l’escrime sportive, en sabre, épée et fleuret. J’ai effectué une année de Service civique à la Ligue d’escrime de Bretagne. C’est dans ce cadre que j’ai découvert l’escrime artistique.

On a tous vu des films de combat avec des épées, des sabres laser. On ne sait pas forcément que c’est une discipline à part entière.

Moi, je suis un grand fan de Star Wars ! Alors, on se prend facilement pour des Jedi… enfin on est des Jedi !

Quelle est la différence entre escrime olympique et escrime artistique ?

Robin. En escrime olympique, on est dans une confrontation. En artistique, on est partenaires. Il y a une chorégraphie que l’on travaille, des mouvements que l’on répètent et que l’on essaie de reproduire le mieux possible.

L’état d’esprit est tout à fait différent.

Comment apprend-on ? Il ne suffit pas de s’y croire…

Ninnog. On participe à des stages avec un maître d’arme qui est aussi comédien. On a envie d’en découdre mais il s’agit aussi d’arriver à faire croire aux spectateurs qu’ils assistent à un vrai combat, qu’on porte de vrais coups, alors qu’on doit toujours respecter ce qu’on appelle une « bulle de sécurité ».

Pour cela, il faut avoir une bonne coordination et savoir la chorégraphie.

Ninnog avec son costume d’elfe… Du fait maison !

Le costume est hyper important pour entrer dans le rôle, j’imagine ?

Robin. Oui bien sûr ! Avec le costume, c’est encore mieux. Personnellement, j’ai confectionné un costume de Jedi, sauf la cape qu’on a achetée.

Ninnog. Pour ma part, j’ai confectionné entièrement un costume d’elfe dans le film Le Seigneur des anneaux. Ca a été une nouveauté pour moi, je ne savais pas coudre avant. J’ai pris quatre cours intensif et je m’y suis mis. Je viens de le tester, j’espère pouvoir l’utiliser lors de futures scènes.

Et du côté des armes ?

Robin. On a appris à manier la rapière, l’arme des Mousquetaires, lors d’un stage. En ce moment, on utilise une canne de combat. Après, on passera sûrement au sabre laser. Lame en polycarbonate, bruit et lumière intégrés bien sûr !

C’est du théâtre ! Je suis d’un naturel plutôt timide, je n’ai jamais été attiré par le théâtre. Mais, maintenant, avec un sabre dans les mains…

De là à se produire en public ?

Oui, on s’est produit lors du salon de littérature des Mystériales en juin dernier, sur le thème de Star Wars, et l’an prochain, on y sera une nouvelle fois, sur le thème du Moyen-Age.

Montage réalisé par Cactus à partir d’une vidéo fournie par les participants.

Le Cercle d’escrime du Pays de Redon propose de l’escrime sportive pour ados et adultes et des stages d’escrime artistique.

Contact : 07 63 03 86 93 (Pascale Leroul) / cercleescrimeredon@gmail.com

Article paru dans le numéro de novembre-décembre 2019 de Cactus-Pays de Redon :