Bien plus que du théâtre !

Rencontre avec les troupes de théâtre amateur de Pipriac (Les Pitr’atteints, une des plus anciennes, qui fête leurs 100 ans) et de Béganne (Le Rideau des marais qui fête ses 25 ans).

 

Vous fêtez les 100 ans de la troupe de théâtre. Pipriac, commune de comédiens depuis toujours ?

Géraldine Denis : Le patronage a été inauguré en 1909. C’est à la suite de la construction du patronage qu’ont été jouées des comédies théâtrales. La première qui a été jouée en public date de 1924, l’année de création de l’association Jeanne d’Arc, l’association mère qui comprend aujourd’hui 8 sections. On voulait marquer le coup en fêtant un siècle de théâtre à Pipriac.

 

Quelle est l’histoire de la troupe justement ?

Le théâtre à Pipriac, c’est plus qu’une troupe, c’est la naissance de la première association sur la commune. Le théâtre a inspiré énormément les Pipriatains grâce aux représentations théâtrales de la passion du Christ de 1957 à 1974. Elle était jouée par 33 acteurs, sans compter tous les bénévoles. Ce spectacle a été interprété 82 fois et a compté plus de 16 000 spectateurs qui venaient des 4 coins de la France et sans doute plus loin encore. C’était un moment et un lieu de pèlerinage. Quand tout s’est arrêté, le théâtre a perduré et a joué chaque année entre Noël et la mi-janvier.

En 2010, on a donné un nom à la troupe : Les Pitres Atteints en référence aux noms des habitants de Pipriac, les Pipriatains.

Comment pourriez-vous résumer l’état d’esprit de la troupe ?

C’est une grande famille avec des acteurs et des bénévoles qui en font partie pour la plupart depuis des années. Certains peuvent faire une pause et reviennent quelques années plus tard. La preuve avec 7 anciens acteurs de la troupe qui vont interpréter cette année une saynète de 35 min en avant-première pour les 100 ans de la troupe. On peut toujours compter sur les uns et les autres. On rit, on pleure, on parle, c’est une vraie école de la vie parce qu’on partage beaucoup de choses.

Quelle est l’histoire de la pièce jouée cette année ?

Sophie est ergothérapeute et Mathieu est négociant en fruits exotiques. Ils travaillent tous les deux à domicile. Mathieu est très jaloux et Sophie fait tout pour ne pas contrarier sa jalousie maladive. Alors que Sophie avait arrêté ses cours avec le beau professeur d’italien, voilà qu’il débarque lui donner des cours chez elle. Sans compter la femme de ménage qui va être remplacée par un homme à l’accent russe. La pauvre Sophie va se retrouver dans des situations incommodes et avec des hommes en plus. Sa maman et Sydney, son assistante, vont tenter de dénouer les nœuds mais au lieu de l’aider, elles vont aggraver la situation. Sans oublier une patiente de Sophie, et comédienne sans talent qui ne va pas arranger les choses. Heureusement, tout finit bien !

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Quelle est l’histoire de la troupe de Béganne ?

Simon Robert : En 1994, le foyer des jeunes avait organisé un atelier « initiation théâtre ». Une trentaine de personnes avait répondu présente, 15 ont décidé de poursuivre l’aventure. C’est à ce moment-là que l’association « Le Rideau des Marais » a été créée. Au fil des années, certains ont quitté la troupe tandis que d’autres l’ont intégrée, le roulement est constant. La troupe fêtera ses 25 ans la saison prochaine.

 

Comment pourriez-vous résumer l’état d’esprit de la troupe ?

Nous sommes une équipe. La troupe est soudée, solidaire, enjouée. Une famille quoi ! Une bonne ambiance permanente, nous ne passons que des bons moments et nous avons toujours hâte de nous retrouver !

L’effectif de la troupe ?

Cette année, nous sommes 8 à jouer dans la pièce principale, et 8 à jouer dans la seconde. Il reste encore 3 acteurs qui jouent depuis la création de la troupe. Et bien sûr, sans nos bénévoles, nous ne serions rien !

Quel a été le plus grand succès de la troupe ?

En 2010, «Bon sang, quelle famille !» avait été une formidable pièce. Le public avait adoré le décor, nous avions refait un grenier, tout y était, les rampants comme le bazar.

Celle qu’on n’oubliera pas : « Chez Adèle » en 2017, notre record de fréquentation ! Nous avions même dû rajouter une date au dernier moment.

Quels sont vos meilleurs souvenirs personnels ?

En 2014, dans la pièce « 30 kilomètres à pied », Valérie, une de nos comédiennes, devait enlever et remettre sa perruque… Sauf qu’elle l’a remise à l’envers ! Fou rire de tous les comédiens qui s’est vite propagé au public ! Nous avons dû nous arrêter de jouer quelques minutes.

En 2016, dans la pièce « La mallette », Maryvonne, avait failli avaler son dentier. Les comédiens étaient hilares, sauf que le public ne comprenait pas puisqu’il n’avait pas vu ce qu’il s’était passé…

En quelques mots, quelle est l’histoire de la pièce jouée cette année ?

On joue « A quelle heure on ment ? » une pièce en 3 actes de Vivien Lheraux. Notre public sera plongé dans une histoire banale au cœur des années 20. Le directeur d’une filature est parti à la guerre il y a 5 ans. Sans nouvelles, sa femme est donc persuadée qu’il y est mort. Elle se remarie avec un autre. Et alors, coup de théâtre : son ancien mari réapparaît… Ne vous fiez pas aux apparences, on vous promet un spectacle moderne, haut en couleur et plein de rebondissements.

 

Programme :

Représentations, Salle du Bois joli, à Béganne, les 23 février et les 2, 8 et 9 mars à 20h30 ; les 24 février, les 3 et 10 mars à 14h30.

Début des réservations le 8 février à 18h uniquement sur le site Internet de la troupe : www.theatrebeganne.fr. Puis à partir du 9 février au 06 34 67 02 63.

 

Retrouvez cet article dans le Numéro 25, sorti début janvier 2019 :