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Stéphane Adam, de la Compagnie Casus Délires

Vive la retraite !

Stéphane Adam, de la Compagnie Casus Délires. Crédit photo : Guillaume Huet

Spectacle humoristique, interactif et informatif à destination des retraités et des futurs retraités… Casus Délires a imaginé un drôle de procès. Allez la retraite, sur le banc des accusés ! Avec le CLIC du Pays de Redon et l’association La Pérusienne.

 

Ainsi débute le spectacle « Vive la retraite » qui illustre avec humour les situations de la vie quotidienne des retraités :

« Mesdames et messieurs, la cour !

La session de la cour de ce tribunal est ouverte. Vous pouvez vous asseoir.

Sont présents pour cet audience, Maître Lesage, avocat de la défense, Maître Déraison, procureur de la république, et Mme Anne Courvoisier, experte attachée à ce tribunal.

L’accusé « Retraite » devra répondre aux 4 chefs d’inculpations suivants :

– La retraite est accusé de nuire à l’épanouissement personnel des individus

– La retraite est accusé de compromettre les relations conjugales

– la retraite est accusé d’isoler socialement les individus

– la retraite est accusé de submerger ses bénéficiaires d’obligations et de charges

Mesdames et messieurs les jurés, vous jurez et promettez d’examiner avec l’attention la plus scrupuleuse les charges qui seront portées contre l’accusé Retraite. Levez la main droite et d’une seule voix, dites : je le jure. »

Oui, la retraite est sur le banc des accusés !

Crédit photo : Guillaume Huet

A la barre se succèdent quatre témoins qui, chacun à leur tour, nous racontent leur quotidien de retraité. Le procureur de la république et l’avocat de la défense se chargent, quant à eux, de mettre en lumière à grand renfort d’effet de manches, de mauvaise foi, et d’envolées aussi lyriques que loufoques, les aspects positifs et négatifs de chacun des témoignages. A chaque fois, l’experte attachée au tribunal vient apaiser les débats par des éclairages sociologiques.

Et le public ne sera pas en reste car ce spectacle interactif les invite à incarner les jurés d’un jour, à témoigner et à débattre de leurs expériences et offre surtout un effet « miroir » sur leur propre perception de leur retraite effective ou à venir.

Extrait :

Procureur : Vous n’aviez donc pas hâte d’être en retraire ?

Témoin : Ben non, pas du tout, au contraire… Mais j’ai pas eu le choix !

Procureur : Et non ! Vous n’avez malheureusement pas eu le choix ! Voyez mesdames et messieurs les jurés, vous avez devant les yeux un homme, un professionnel plein d’entrain et d’énergie, fauché dans la fleur de l’âge par la funeste retraite, cette traîtresse, qui l’a remisé, bien malgré lui, sur le banc de touche de notre société ! Personne n’échappe à son terrible couperet. La preuve, à cause d’elle, même les banquiers se retrouvent fauchés !

Johann Sauvage, de la Compagnie Casus Délires. Crédit photo : Guillaume Huet

Avocat : Objection Monsieur le Président, que fait-on de la présomption d’innocence ? Monsieur Renard, les gens ne voient plus en vous le banquier que vous étiez. Cravaté accessible uniquement sur rendez-vous… Maintenant ce qu’ils voient c’est un trésorier jovial et investi, responsable du club de foot, qui fait vivre sa commune, l’entraîneur enthousiaste et pédagogue des poussins. Je vais être franc avec vous Monsieur Renard : ce que vous avez été n’intéresse personne ! Alors allons droit au but : la banque est à l’arrière du terrain, vous, vous jouez à l’avant. L’équipe de votre vie à changer, les joueurs ont été remplacés, les collègues aux vestiaires, sur le terrain maintenant ce sont de vrais amis. Alors, non, Monsieur Renard, vous n’êtes pas hors jeu ou sur le banc de touche comme voudrait nous le faire croire Maître Deraison, au contraire, vous êtes au coeur du match, vous prenez plaisir à dribbler avec les chiffres, vous ne vous faites plus déborder par votre emploi du temps. Même vous, vous avez changé de maillot, alors ne dites plus j’étais banquier, mais criez je suis trésorier. Je n’ai plus de questions.

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Informations pratiques :

Jeudi 1er juin à 20h15 au Complexe de l’Oust de Saint-Perreux et le mardi 6 juin à 20h15, Salle des Ardoisières à Sainte-Marie-de-Redon.

Entrée gratuite – Durée : 1h30 à 2h.

Informations et réservations auprès du CLIC (Centres Locaux d’Information et de Coordination) : 02 99 71 12 13.

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Casus Délires est née en 2003 sur l’impulsion de ses deux directeurs artistiques actuels : Stéphane Adam et Johann Sauvage. Elle conduit un projet artistique qui s’inscrit dans une démarche d’Éducation Populaire. Depuis sa création la compagnie a toujours été motivée par un théâtre ouvert et accessible, où l’humour tient une place centrale. Un théâtre qui se veut « facilitateur » en allant vers le public, qui favorise la rencontre, les échanges, le débat et la coopération entre les générations, les cultures, les milieux sociaux. Un théâtre qui se veut original, qui aime s’installer et s’exprimer dans des circonstances et des lieux inhabituels.

Retrouvez la Compagnie sur son site web ICI.

Retrouvez l’article (version plus courte) dans le Numéro 15 de Cactus :

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