Hôpes : l’appel aux mille couleurs

Jusqu’au 22 juin, le Ciné Manivel diffuse un extrait du clip Tsunami du groupe Hôpes, emmené par la chanteuse Fanny Morales. L’aboutissement de deux ans de travail sous le signe de la générosité. Rafraîchissant.

Dans ta chanson Tsunami, tu évoques la catastrophe qui s’est produite en Indonésie en 2004 Comment tu t’es intéressée à ce sujet ?

Cela a été très spontané. Cette catastrophe écologique et humaine m’a profondément touchée, car elle a paru si démesurée. Pour moi, cela a été comme un appel à vivre autrement, à remettre en question nos comportements et admettre notre petitesse. Ce sont souvent les populations les plus défavorisées qui sont touchées par ces catastrophes climatiques dues à nos modes de consommations occidentaux, parfois tout aussi démesurés…

Ta chanson, c’est un cri de révolte qui dit quoi ?

J’ai imaginé cette catastrophe vécue par un enfant Indonésien. Dans le deuxième couplet, je suis partie quelque part en Afrique où un autre enfant vit une situation de pauvreté extrême et s’interroge face à la richesse des pays du nord. Mais la chanson ne se veut ni négative ni triste. Il ne s’agit pas de s’apitoyer, mais plutôt de trouver “la graine de lumière” dans les ténèbres, l’émergence d’un renouveau, comme l’indique le refrain “ne pleure plus mon ami, ô ne pleure plus mon enfant, fais de tes rêves ton pays et marche dans le vent...”

Cette chanson est un appel aux rêves et potentiels qu’il y a à l’intérieur de nous, à l’éveil de notre “petit Prince” intérieur qui a soif de découverte, de simplicité et de partage…

Avec ton groupes, Hôpes, tu as choisi d’associer la compagnie de danse Tatansa, et l’association Espoirs sans Frontières. C’est une démarche collective qui te tient à coeur. Pourquoi ?

On n’est pas grand-chose tout seul ! C’est vraiment dans la rencontre que l’on grandit, dans le partage de nos forces, de nos talents, de nos différences, de nos envies, et surtout de nos valeurs. Je pense qu’il est inutile de ruminer que le monde va mal. Il y reste tant de belles choses ! Et nous avons tant de capacités, nous les êtres humains pour créer un monde meilleur, qui passe, selon moi, par le « faire ensemble » !

Tu es une artiste engagée et polyvalente. Tu peins, tu chantes, tu joues de la guitare, tu écris des textes… Es-tu une artiste heureuse ?

Vaste sujet ! Nous sommes humains et sensibles avant tout. Peut-on être pleinement heureux dans un monde où il reste tant de souffrance et d’inégalités ? Malgré cela, je suis une personne de plus en plus épanouie, oui, je le pense, et de plus en plus heureuse, surtout parce que que je fais ce que j’aime vraiment (écrire, chanter, mettre des personnes en lien…) et que je mets cette énergie au service de causes que je considère bien plus grandes que moi, comme ce projet. C’est un verre d’eau dans la mer, mais un verre d’eau qui me fait me sentir plus simple et plus proche de moi.

 

Tournage Tsunami 1

Espoirs sans frontières, créée en 1991, est une ONG internationale basée à Redon et organise notamment des parrainages scolaires et des actions de solidarité. Les premiers enfants parrainés par l’association étaient au Sri Lanka, qui a également été touché par le tsunami de 2004. www.espoirsansfrontieres.org

Tatansa est une compagnie de danse de Redon. Cinq danseuses de Tatansa (Sylvanie, Anne-Cécile, Vanessa, Kelly et Maëlane) ont participé au tournage du clip, sous la direction de la fondatrice et enseignante pour la compagnie, Fred Jehannin. www.compagnietatansa.fr

Hôpes, c’est quatre musiciens (dont trois locaux), des « chansons du monde » et compositions personnelles. Le morceau a été arrangé par Centala (que l’on retrouve également dans la vidéo).

Le clip Tsunami a été réalisé par Yannick Derennes (vidéaste professionnel originaire de Redon), sur le site du Transformateur à Saint-Nicolas-de-Redon.

Le titre est téléchargeable sur la « p’tite boutique » du site de Hôpes (Hopesmusic.org) permettant de soutenir l’association Redonnaise “Espoirs sans frontières”. 50 % des recettes iront en effet à l’association.

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