Au Maroc avec Eva : les aventures de Poupougne

 

Poupougne, c’est le globe-trotter le plus chevronné du Pays de Redon. Tellement mobile qu’il nous donne le tournis et qu’il a sa propre chronique dans Cactus pour nous faire part de ses pérégrinations. Il a accompagné Eva au Maroc, dans le cadre d’un projet humanitaire. Elle nous raconte son projet et ce que la présence de la mascotte a changé dans son voyage.Eva et Poupougne

Cactus : Tu étais accompagnée de Poupougne pour mener un projet humanitaire au Maroc. Quel était ton projet ?

Eva Ryo : Salam Aleykoum (que la paix soit avec vous)… Après mon bac à Redon, je souhaitais faire une pause pour réfléchir sur mon projet d’études supérieures dans l’humanitaire. J’ai décidé de construire un projet solidaire au Maroc pour venir en aide aux enfants en situation de pauvreté et contribuer à leur épanouissement. De décembre à avril, je travaille bénévolement dans l’orphelinat de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfant à Marrakech. Je mène aussi un projet d’échange culturel entre l’école Zaitoune(1) de Marrakech, l’école Notre-Dame (Redon) et le conseil municipal des enfants d’Allaire. J’ai envie d’offrir l’opportunité à ces enfants de s’ouvrir sur une autre culture et apprendre de nos différences culturelles. En partenariat avec plusieurs structures (2), je mène des actions de sensibilisation et de découverte de la culture marocaine auprès de la population de mon territoire. J‘espère pouvoir mettre en place un lien durable entre le Pays de Redon et le Maroc pour donner une image positive d’un pays musulman et éviter certains amalgames. Enfin, j’encourage ma génération à prendre des initiatives, à créer des liens et des échanges au-delà de nos différences culturelles. J’espère que mon projet aidera d’autres jeunes à mener un projet de solidarité internationale.

Cactus :En quoi Poupougne a-t-il été utile pour ton projet ?

Eva : Poupougne m’a aidée à promouvoir mon projet notamment à travers les réseaux sociaux, ce qui me tient à cœur. Mon expérience peut ainsi être enrichissante pour les personnes qui me suivent sur Facebook (3) et qui peuvent découvrir la culture marocaine.
Au Maroc, il m’a aidée à aller plus facilement à la rencontre des habitants, à tisser un lien très authentique avec toutes les personnes rencontrées.
Certes, ce n’est qu’une peluche, mais il m’a aussi réconfortée dans certains moments de doutes, de solitude qui font partie de toute expérience et ces sentiments nous font aussi cheminer. Poupougne a également apporté une touche d’originalité à mon projet, parce que son histoire suscite beaucoup d’intérêt.

Cactus : Une anecdote avec Poupougne au cours de ton voyage ?

Eva : Poupougne a rencontré de nombreux enfants de tous horizons. A chaque fois, ils lui ont témoigné beaucoup d’affection et de sourires. Lorsque j’ai rendu visite à une famille, j’ai présenté Poupougne à Salaheddine, un petit garçon de 4 ans. Je lui ai expliqué l’histoire de cette peluche mais la barrière de la langue a fait qu’il ne m’a pas comprise. Il pensait que c’était un cadeau pour lui, donc il s’est tout de suite empressé de jouer avec dans sa chambre. Mais il fallait bien que je récupère Poupougne. Son père me l’a donc redonné mais cela n’a pas plu à Salaheddine qui était fâché et a refusé de prendre une photo ce jour-là. Heureusement, cela n’a pas duré longtemps et il a fini par accepter de rejoindre la grande famille Poupougne ! Une famille élargie, qui dépasse les frontières, les cultures, les différences et qui donne un sens à nos vie. Basla! (au revoir en arabe)

Retrouvez Poupougne et ses nouvelles aventures dans le numéro d’avril !

(1)Olivier en arabe.

(2)Le lycée ISSAT (Saint-Jacut-Les-Pins), la mairie et le Centre Intercommunal d’Animation Sociale d’Allaire, la Famille Poupougne, les associations française Kareen Mane et marocaine ATED.

(3)facebook.com/eva.ryo