J’ai testé le don du sang !

Caroline n’est pas une donneuse régulière. Mais, donner son sang fait partie de son histoire familiale : elle se souvient de son grand-père qui aimait sortir sa médaille de « super donneur » ! Une expérience personnelle l’a poussé à se rendre à une permanence régulière qu’organise l’Etablissement Français du Sang.

Crédit photo : EFS- Lorient – Maillard

Comment t’est venue l’idée de donner ton sang ?

Je l’avais fait lorsque j’étais étudiante… il y a plus de 20 ans. Depuis, je ne l’avais pas refait : j’avais peur d’être fatiguée après le don, je manquais de temps… Bref, j’avais toujours une bonne raison de ne pas le faire, même si j’avais mauvaise conscience. Mais la gravité de la crise sanitaire m’a poussée à m’y remettre. D’autant que j’ai connu dans mon entourage proche une personne en service de réanimation, et j’ai vu de mes yeux le nombre de poches de sang qui lui avaient été nécessaires. Je m’étais dit à ce moment-là que j’avais une dette.

Tes appréhensions étaient-elles justifiées ?

Non ! Je n’ai ressenti aucune fatigue après le don. Sur place, on m’a conseillé de m’hydrater, avant et après le don, pour compenser la perte de liquide. je ne devais pas faire d’activités sportives pendant 24 heures, une bonne alimentation et le tour est joué. Je n’ai vraiment rien ressenti de spécial.

Campagne publicitaire menée par l’EFS

Donner son sang, ça fait mal ?

Je n’ai jamais été une douillette des piqûres ou autres prises de sang. Mais là, je peux dire que je n’ai vraiment pas ressenti de douleur.

Crédit photo : EFS- Rennes – Maillard

Comment ça se déroule, concrètement ?

J’avais vu qu’une opération don du sang avait lieu à Redon. Je suis allée sur le site Internet de l’EFS (1), et je me suis inscrite en ligne, en quelques minutes. J’ai même pu tester mon aptitude au don, en répondant à un questionnaire en ligne. Ca évite de se déplacer pour rien, c’est vraiment bien fait.

Une fois sur place, je n’ai pas eu à attendre : après quelques formalités administratives, un médecin m’a accueillie, pour répondre à un questionnaire de santé. Comme je n’avais pas donné mon sang depuis très longtemps, elle a procédé à un test de globules rouges pour voir si j’étais en assez bonne forme pour donner : une toute petite ponction d’une goutte de sang au bout du doigt. Résultat en une minute à peu près.

Ensuite, direction le brancard où l’on s’installe, avec les autres donneurs à proximité. J’ai eu une aiguille placée dans le bras. Rapidement le sang se dirige dans la poche installée à côté de moi. Si on n’aime pas la vue du sang, on peut regarder ailleurs. Pendant ces quelques minutes, tout ce qu’on a à faire, c’est ouvrir et fermer le poing, et quelques exercices simples pour favoriser le retour veineux (crisper et décrisper les orteils par exemple). Pour ma part, j’en ai profité pour discuter avec l’infirmière, qui m’a donné plein d’informations sur le don du sang, de plaquettes, de plasma. Et j’en avais fini. On a même une collation avant de repartir !

Ca fait quelle quantité de sang, un don ?

A peu près 500 ml (la quantité varie en fonction du poids du donneur). On en a à peu près 4 litres dans le corps, il y a de la marge !

Et tu peux donner combien de fois par an ?

Une femme peut donner son sang 4 fois par an, en respectant un délia minimal de 2 mois entre chaque don. Un homme jusqu’à 6 fois dans l’année.

Et ce n’est pas dangereux de donner son sang en temps d’épidémie ?

Dès l’arrivée sur place, on nous donnait un masque propre. Il y avait bien sûr du gel hydroalcoolique, et le respect des distances entre les donneurs. Je me suis sentie en sécurité.

Bilan de l’expérience ?

J’y retourne dès que possible !

(1)https://mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr/

Prochaines collectes à proximité

8 janvier, à Sévérac, 16h30-19h30, Salle polyvalente

8 janvier à Guémené-Penfao, 16h-19h, Salle des fêtes

9 janvier à Allaire, 8h30-12h30, Maison du temps libre

13 et 14 janvier à St-Nicolas, 10h30-13h et 15h-18h30, salle du Château d’eau

Toute personne âgée de 18 à 70 ans, qui pèse plus de 50 kg et qui est reconnue apte suite à l’entretien pré-don, peut donner son sang. Après 60 ans, le premier don est soumis à l’appréciation d’un médecin de l’EFS. Ensuite, il peut exister des contre-indications liées à des actes de soin, un état de santé ou des antécédents médicaux, liées à des pratiques personnelles, à des séjours à l’étranger ou à des pratiques sexuelles.

Source : Etablissement Français du Sang