Anaïs : “Savons la planète !”

Il y a un produit qui a un de ces succès en ce moment : le savon. Anaïs Herriau, installée à Plessé, a commencé à commercialiser en septembre dernier les savons qu’elle fabrique en créant l’entreprise “Savons la planète”. Dans une démarche écologique, elle privilégie des fournisseurs locaux, ce qui demande un gros travail technique. Et si le savon (écologique) sauvait la planète ?

Anaïs présentant fièrement sa gamme de savons ! (Pour toutes les photos de cet article : Anaïs Herriau)

Avant qu’elle n’enfile gant, blouse et charlotte pour tester ses formules de savon, Anaïs était “conseillère en élevage”. Après un BTS “Production animale” et une Licence Agro-fourniture, elle se lance dans le secteur agricole donc, en particulier dans le domaine de l’alimentation des vaches laitières.

Et puis un jour… Anaïs s’intéresse aux compositions des produits cosmétiques qu’elle utilise au quotidien : shampoing, gel douche, après-shampoing, crèmes… 

En cherchant sur internet un par un les ingrédients contenus, je me suis rendu compte que la plupart des produits vendus avec un ingrédient mis en avant en détenaient finalement qu’une très faible quantité, explique Anaïs. Autre constat : certains ingrédients, notamment des dérivés de la pétrochimie et des perturbateurs endocriniens, sont présents en plus grosse quantité que les ingrédients naturels, alors qu’ils sont ajoutés uniquement pour la texture et le confort d’utilisation du produit.”

Anaïs commence alors à fabriquer ses propres cosmétiques, au début pour sa santé puis par passion avec le temps, et surtout pour l’environnement : les produits de nos salles de bains sont également des polluants de l’eau.

J’ai fait des recherches sur le gel douche et le savon et puis j’ai découvert une méthode artisanale, dite de saponification à froid. Elle permet de conserver la glycérine qui, dans une saponification à chaud, est extraite du produit. C’est pourtant un agent hydratant.”

Des normes strictes

Deux ans se passent entre les premiers savons (pour son usage personnel) et les essais. De nombreux tests ont été nécessaires pour obtenir un produit de qualité. Chaque formule de savon doit être validée scientifiquement (une obligation qui représente d’ailleurs le premier budget de la petite entreprise).

Les formules mises au point et une formation rapide de savonnière, Anaïs crée un laboratoire qui doit répondre à des normes d’hygiène strictes, proches de celles imposées au secteur de l’alimentaire. Heureusement, le local qu’elle loue est déjà carrelé, ce qui réduit la mise de départ financière de départ. Le matériel utile est assez simple : des récipients, un mixeur, des moules à savon, un appareil pour découper… et c’est parti ! “Il était important pour moi de minimiser l’investissement car, d’abord, cela réduit le risque économique et cela me permet de proposer des tarifs accessibles.”

Anaïs a des idées bien précises. Elle travaille avec un maximum de fournisseurs locaux pour pouvoir proposer une gamme de savons avec un pourcentage élevé d’huiles locales (40 km autour de chez elle). Tournesol, colza, chanvre, cameline, miel, proviennent de producteurs locaux. “Utiliser des matières comme celles-ci a demandé plus de temps de test pour obtenir un produit agréable à utiliser, que lorsque j’utilise des huiles de coco et du beurre de Karité. Aujourd’hui, je commercialise un savon 100 % huiles locales et aussi des savons qui moussent davantage…

Travailler en favorisant des producteurs locaux permet de réduire l’empreinte carbone de l’activité. Par ailleurs, le refus de vendre ses produits en ligne s’inscrit sur une réflexion : “il existe maintenant suffisamment de savonniers locaux partout en France pour que les clients privilégient un achat local“.

Marchés avec présence d’Anaïs

Marché de producteurs locaux : La vallée de la lune (la Marotais) à Avessac tous les vendredi soir de 16h30 à 19h

Marché pierricais à Pierric le jeudi de 16h à 19h (une semaine sur deux)

Connexion Paysanne à Redon le jeudi de 17h30 à 20h

Marché chez Karinnette à Plessé de 16h à 19h (le  1er vendredi de chaque mois)

Amap de Guémené Penfao le mercredi de 18h à 19h

Point de ventes

Fleuriste “Coeur coquelicot” à Plessé

Gaec des 7 chemins à Plessé (ouvert le vendredi après-midi)

“Chococave” de Guenrouët

Michel Fortun, apiculteur, vente chez lui le samedi matin

Autres points de ventes sur Fay-de-Bretagne, Derval, Abbaretz, Saint Anne sur Brivet, Savenay, Saint Omer de Blain, Pont-Château, Campbon, Bouvron, Saffré…

Tous les lundis, vente directe au labo de “Savons la planète” de 16h à 19h (idéalement en prévenant avant ;)) : 41, la piardière, Plessé

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