Derrière les costumes : le Bagad Nominoë

On peut exister depuis plus de 60 ans et… ne pas être figé dans le passé ! Le Bagad Nominoë Bro Redon veut tordre le cou aux préjugés. Et a des arguments.

C’est vrai qu’avec les costumes qu’ils revêtent pour les grands événements, les 25 musiciens du Bagad de Redon en jettent ! Ils intimideraient même, paraît-il ! Pourtant, ils ne sont ni professionnels, ni membres d’une secte. Qu’on se le dise : le bagad est ouvert à tous. Musicien confirmé ou débutant.

Un bagad est à la fois un orchestre et une école de musique. L’orchestre se produit régulièrement, localement surtout, au moment de la fête de la Bretagne ou de la fête de la galette de Pipriac (le 29 septembre 2018) notamment, et aussi plus loin, par exemple pour disputer les deux concours nationaux qui regroupent les bagadou (pluriel de bagad) ou participer à la fête de la châtaigne de Sauveterre-de-Rouergue fin octobre.

L’orchestre, c’est bien sûr le cœur du bagad. Loïc Souchet, le président de l’association, préfère parler de groupe. Un ensemble composé de jeunes (le moins âgé a 11 ans) et de moins jeunes (le plus âgé a 66 ans), dans lequel une réelle émulation existe.

Le bagad comprend également une partie école qui réunit actuellement une bonne dizaine d’élèves. Trois enseignants dispensent des cours collectifs de bombarde, de cornemuse ou de caisse claire. Ce qui n’empêche pas des joueurs d’autres instruments, comme le (petit) biniou, la bombarde et même d’autres percussions. C’est dire combien le monde du bagad a évolué. « On suit des codes propres aux bagadou mais on est ouvert ! », répéte Loïc Souchet.

L’association accueille donc toute personne qui souhaite s’intégrer au groupe. « La meilleure condition, c’est d’avoir envie… et le travail bien sûr ! » Un des objectifs du bagad est de défendre son rang (voire l’améliorer !) lors de deux concours officiels de Pontivy et St-Malo ou Lorient.

Contact : www.bagadredon.com/02 99 71 48 71