Réutiliser plutôt que jeter… Pas bête, non ?

Photo : Cactus

Entre le 22 novembre et le 15 décembre, les enfants sont invités à apporter dans les médiathèques et les multi-accueils de la Communauté de communes du Pays de Redon les peluches dont ils ne veulent plus.

 

Cactus : Récupérer des peluches pour protéger les singes… C’est une drôle d’initiative ça !

Franck Guillouzouic, responsable de la recyclerie : Oui, l’opération est initiée par le magazine Wapiti pour collecter les peluches en bon état. Elles seront revendues à bas prix à la Recyclerie qui va ouvrir le 9 décembre. Wapiti s’engage à verser une aide à une fondation (La Fondation pour la Nature et l’Homme) pour protéger les grands singes menacés d’extinction. Une manière de donner ce dont on n’a plus besoin, pour que ça soit réutilisée et pas jetée, mais aussi de permettre à chacun de trouver des objets à bas prix pour une seconde vie. C’est exactement notre rôle et notre métier à la Recyclerie.

 

Pour savoir où déposer tes peluches : la carte du réseau des médiathèques du Pays de Redon (+ la liste des multi-accueils)

 

Cactus : Concrètement, que vont devenir ces peluches ?

Franck : Celles en bon état seront directement remises en vente à prix modique, d’autres mériteront peut-être d’être réparées, recousues et certaines recyclées… A la Recyclerie, on cherche avant tout à faire ce qu’on appelle du réemploi : réutiliser plutôt que jeter ! Pour Noël, on va d’ailleurs collecter aussi des jouets, des livres, tout ce qui pourrait faire un cadeau original et pas cher, car réemployé !

 

Cactus : Donc, sur le Pays de Redon, on va avoir une recyclerie… Une ressourcerie plutôt ?

Franck : On préfère parler de ressourcerie car on cherche à réutiliser avant tout. Recycler est la dernière chose à faire pour nous.

 

Définition ! Selon le Réseau national des ressourceries, pour être nommée « ressourcerie », une structure doit : collecter des objets sans les sélectionner, les revaloriser, les redistribuer, et mener des actions de sensibilisation à l’environnement.

 

Cactus : A combien est estimé le volume de choses qui trouveront ainsi une seconde vie ?

Franck : On estime qu’on va pouvoir détourner de l’enfouissement ou de l’incinération environ 200 tonnes d’objets par an. C’est encore peu par rapport au tonnage collecté en déchèteries.

 

Le saviez-vous ? Dans les déchèteries du territoire, 277 kg de déchets sont collectés en moyenne par an et par habitant (chiffre CCPR)

 

Franck : On a aussi une mission de sensibilisation importante pour que les modes de consommations évoluent.

 

Particuliers… tous concernés ! Quelques conseils pour faire moins de gâchis.

 

CactusVous allez travailler avec d’autres acteurs engagés dans cette démarche de développement durable…

Franck : Des acteurs locaux ont déjà des compétences sur le réemploi et la réparation. Par exemple, nos vélos seront remis en état par l’association Un vélo pour l’Afrique, le matériel informatique sera traité par Clic’n Puces (entreprise d’insertion, spécialisée dans la sous-traitance industrielle) et Les Mulots (organisme de formation en informatique). Des réparateurs-bénévoles sont déjà engagés dans les « repair-café » (Lire Cactus n°17, page 13). Le projet se veut coopératif et collaboratif. Un espace proposera des ateliers et des animations.

 

Pour aller + loin

Recyclerie : 7, rue de Briangaud, à Redon

Une boutique y sera ouverte les samedis. En décembre : les 9, 16 et 23, 9h30-12h30 et 14h-18h.

Dépôt possible à la Recyclerie (dès le mercredi 13 décembre) du mercredi au vendredi, 14h-17h30 + samedi : 9h30-12h30, 14h-17h30.

Réunions d’information grand public :

Le 15 novembre (20h30) : à la Mutuelle des Pays de Vilaine (rue des douves, Redon)

Le 28 novembre (20h30) : à la Recyclerie

Du 22/11 au 23/12 : chantiers aménagements avec des bénévoles

Contacts : 02 99 72 57 61 / ass.recyclerie.redon@gmail.com

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