Jean-Claude et ses drôles de pigeons culbutants

Photo : Jacques Quinton

Vous connaissez le pigeon voyageur, peut-être le pigeon « rouleur », « plongeur » ou « claqueur ». Et le culbutant ? Jean-Claude nous invite à le découvrir. Renversant.

 

C’est un drôle de spectacle que nous offre Jean-Claude. A une vingtaine de mètres au-dessus de sa tête, sept pigeons volent, groupés. Et puis, d’un coup, ils se mettent à tourner sur eux-mêmes, plus exactement à « culbuter » puisque c’est le nom qui leur a été donné : pigeons culbutants.

On connaissait les pigeons voyageurs qui sont élevés pour parcourir des distances plus ou moins longues lors de concours. Moins les culbutants. Ils sont une petite poignée de passionnés en France à pratiquer cette activité. Comme Jean-Claude.

Photo : Jacques Quinton

Jean-Claude, un retraité très actif, soucieux de faire partager ses passions et ses connaissances, est devenu colombophile (art d’élever des pigeons) avec les culbutants, grâce à un voisin de Renac, André Février. Premiers pigeons en 1978, première compétition en 1979. Les culbutants ont toujours les préférences de Jean-Claude.

L’art de la pirouette

« Ce que j’aime avec les culbutants, c’est que je les vois évoluer, quand le pigeon voyageur parcourt parfois des centaines de kilomètres… Le colombophile n’a qu’à l’attendre chez lui, en scrutant le ciel. » Avec ses drôles de pigeons, l’éleveur a au contraire tout loisir d’admirer leurs prouesses. Et leurs pirouettes. Lors des compétitions, le but est que l’oiseau en accomplisse un maximum, mais attention, pas n’importe comment !

« L’exécution doit être rapide et descendante. Le pigeon doit être deux ou trois mètres plus bas quand il sort de sa pirouette, avec les deux ailes parallèles, prêt à repartir. Les juges qui comptent les figures sont attentifs à tout cela avant de valider la pirouette. »

Lâchés par deux ou trois, c’est l’ensemble des culbutes effectuées qui est totalisé. Jean-Claude participe à des compétitions européennes.

Mystérieux colombophile

Bien entendu, la question qui vous chatouille, c’est : comment fait-on pour avoir des champions ? Si les colombophiles sont très attentifs à leurs progénitures, il y a une grande part de mystère et de chance. « On peut avoir un pigeon qui culbute souvent mais réalise des pirouettes trop longues, d’autres en font moins mais elles sont trop courtes… En fonction de nos observations, on choisit de les accoupler avec l’un ou l’autre. Mais, il faut avouer, c’est pas mathématique tout ça ! »

Photo : Cactus

Au bout d’une petite demi-heure, la récréation est terminée, Jean-Claude siffle la fin de la partie. Ils reviennent vers lui, attirés par les graines qu’il tient à la main. Plus le prochain concours approchera, plus l’entraînement sera intensif et organisé. « Je les emmène à 3 ou 4 kilomètres de chez moi et je les entraîne à revenir. Et tous les jours, je change d’endroit. » Il ne sait pas exactement combien il en a dans son pigeonnier… Mais, s’il lui en manque un, il le sent.

Retour au bercail…
Photo : Cactus
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