A la recherche du «boutbout»… et de l’oiseau mobylette !

Découvrez le chant de l’engoulevent et partez à la rencontre de Marie, photographe animalière à la recherche du « boutbout »…

 

 

Marie voulait photographier son chien et elle s’est retrouvée nez à nez avec un renard. Un hasard qui lui a servi de déclic : depuis, Marie photographie tous les animaux sauvages qu’elle parvient à rencontrer. Et en a même tiré une leçon de vie.

Marie Delbaëre
© Marie Delbaëre

C’est la quête de Marie ces derniers mois : réussir à photographier une huppe fasciée, cet oiseau qui aime « houpoupouper » par ici et que l’on appelle localement (enfin au moins à Peillac) le « boutbout ». Mais ne comptez pas sur cette jeune femme pour vous prendre par la main et vous faire découvrir «ses » coins, qu’elle préfère garder secrets. Pas qu’elle ne veuille pas partager son goût pour la nature et les animaux : elle expose à la médiathèque de Peillac tout l’été après l’avoir fait dans celle de Saint-Vincent-sur-Oust. Mais, Marie entend par ses photos inviter ses contemporains à « s’arrêter, écouter, regarder ce qu’il y a autour de soi ». Si, si, c’est possible.

« Je farfouille, je me promène, toujours à l’affût… et puis je peux découvrir des taupes à moitié mangées, leur sang encore frais. C’est le signe que des renards sont encore présents dans le terrier. Je lis quelques livres et revues, mais je préfère être sur le terrain. Pendant une semaine, je suis allée tous les jours dans un endroit, les animaux ont fini par m’accepter. Le chevreuil est curieux. A force, je les reconnais, une femelle avec une cicatrice, une avec de gros yeux. Parfois, cela m’arrive de monter dans un canoë pour « faire » du martin-pêcheur. Cet oiseau est très intéressant à observer, et puis il est beau, très rapide, il a même un terrier dans la berge.

© Marie Delbaëre
© Marie Delbaëre

« Il faut effectuer un travail de repérage pour découvrir où sont les animaux et surtout pour savoir où se placer afin de ne pas les déranger. Un jour, j’étais vraiment tout proche d’un ragondin, je lui ai parlé… mais il s’est mis à grogner pour me faire comprendre qu’il fallait que je bouge. Tout cela demande du temps… Pour faire de la photo animalière, il faudrait ne pas travailler ! »

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